J’entame ce nouveau département par la ville de Noyon en pleine fête ce qui complique les retrouvailles avec mon (ma) directeur sportif, mais qui me permet de découvrir la belle cathédrale Notre Dame et l’Hôtel de ville dans son style gothique flamboyant. Charlemagne et Hugues Capet y sont couronnés. Jean Calvin le réformateur du protestantisme est né à Noyon en 1509.
Puis direction Ermenonville petit village de moins de 1000 habitants où l’on se souvient du crash du DC 10 de la Türkish Airlines . Jean-Jacques Rousseau vécut et mourut à Ermenonville. En l’absence de commerces, je pointe au château. Un parc à thèmes, le château de sable, inauguré par Jean Richard en 1963 est dédié aux enfants de moins de 14 ans.
Un peu plus au sud se découvre le château de Pierrefonds magnifique édifice du 13ème siècle rénové sous Napoléon III par Viollet le Duc. Il a servi de décors à plusieurs films. A proximité de Pierrefonds je profite pour visiter la forêt de Compiègne et le site de Rethondes célèbre par les armistices de 1918 et 1940. Un musée retrace ces 2 faits marquant et notamment le wagon qui servait de décor aux signatures.
Chaumont en Vexin se distingue par son château de Bertichères des 16ème et 17ème siècles.
A Songeons, je pensais retrouver les traces alsaciennes au lavoir des Ya Ya, mais ce terme résultait simplement des conciliabules des lavandières commères qui se gargarisaient de « Y a le mari d’Eugénie qui…, Y a le curé qui course la Joséphine etc… » De nombreuses maisons à torchis et pans de bois et briques typiques du pays de Bray ainsi qu’une halle en bois donnent un cachet à ce lieu.
Près de Songeons le village de Gerberoy s’inscrit dans la panoplie des plus beaux villages de France .En ce qui me concerne, je me rappellerai de l’addition du déjeuner peu copieux mais à 9€ le verre de rosé et 80€ en sortie de table ça commence à chatouiller les oreilles !
Il me restait à connaitre Saint Germer de Fly et sa belle abbatiale bénédictine du 12ème siècle et je ne fus pas déçu. Sans ce brevet, il ne me serait jamais venu à l’idée de passer dans ce bourg de l’Oise à l’habitat dispersé et qui compte 1600 habitants. Cette abbatiale date du 7ème siècle, fut détruite par les Vikings, puis reconstruite, à nouveau détruite sous la révolution et reconstruite. Certains de ses vitraux datent du 13ème siècle.
En conclusion, l’Oise mérite de s’y attarder, même si son passé rural et paysan s’accommode mal à la circulation actuelle.








